Publié le 15 mars 2024

Le vrai danger de la chicha n’est pas le tabac, mais la combustion du charbon qui produit du monoxyde de carbone, que votre session soit avec ou sans tabac.

  • Les alternatives sans tabac (pierres, gel) sont plus économiques mais ne vous protègent pas de l’intoxication au CO si la pièce est mal aérée.
  • La convivialité impose des règles d’hygiène strictes (embouts personnels) pour éviter la transmission de virus comme l’herpès ou la grippe.

Recommandation : Pour réduire drastiquement les risques, la solution la plus efficace est de remplacer le système de chauffe au charbon par une tête électronique, qui élimine la combustion.

La scène est familière : une soirée entre amis, l’ambiance est détendue, et le narguilé trône au centre de la table. La question fuse presque à chaque fois : « On met du tabac, ou on teste les pierres sans nicotine ? C’est mieux pour la santé, non ? ». Cette interrogation, en apparence simple, cache une réalité bien plus complexe. Pour beaucoup, la chicha est synonyme de partage et de convivialité, un rituel social auquel il est difficile de renoncer. La recherche d’alternatives « plus saines » est donc une préoccupation légitime pour l’amateur occasionnel qui souhaite préserver sa santé sans tirer un trait sur ces moments. On pense souvent que le choix se résume à une opposition binaire : la version classique, avec ses risques connus liés au tabac et à la nicotine, contre une version « light » perçue comme inoffensive.

Pourtant, cette vision est une illusion, une fausse sécurité. Et si le véritable ennemi de vos poumons n’était pas le tabac lui-même, mais un invité silencieux et invisible que personne ne soupçonne ? Si le coupable se cachait dans la braise incandescente du charbon ? Le débat « tabac vs sans tabac » est un leurre qui masque la problématique centrale : celle de la combustion. Une chicha « sans tabac » mal préparée ou consommée dans de mauvaises conditions peut s’avérer tout aussi, voire plus, dangereuse qu’une session traditionnelle.

Cet article va donc au-delà de la simple comparaison. Nous allons déconstruire les mythes et analyser les vrais dangers, qu’ils soient chimiques (le monoxyde de carbone), sanitaires (l’hygiène) ou légaux. En comprenant les mécanismes en jeu, vous pourrez non seulement faire un choix éclairé entre les différentes options, mais aussi découvrir les solutions qui existent pour réduire réellement les risques et continuer à profiter de vos sessions entre amis, la conscience plus tranquille.

Pour vous guider dans cette analyse, nous allons décortiquer ensemble les points cruciaux à connaître. Ce guide vous permettra de comprendre les risques réels, d’évaluer les aspects économiques et pratiques, et de découvrir les innovations qui changent la donne pour une consommation plus responsable.

Pourquoi une session de chicha sans tabac libère quand même du monoxyde de carbone ?

C’est le point le plus contre-intuitif et le plus dangereux : non, une chicha sans tabac n’est pas une chicha sans risque. Le principal danger ne vient pas de ce que vous fumez (tabac, pierres, gel), mais de ce qui le chauffe : le charbon. Qu’il soit naturel ou auto-allumant, sa combustion est par nature incomplète, surtout dans un environnement confiné comme le dessus d’un foyer. Ce processus libère d’importantes quantités de monoxyde de carbone (CO), un gaz inodore, incolore mais extrêmement toxique qui prend la place de l’oxygène dans votre sang.

Le problème est que le consommateur se croit protégé par l’absence de nicotine et de goudrons liés au tabac, et baisse sa garde. Pourtant, les risques d’intoxication aiguë au CO sont bien réels et identiques dans les deux configurations. Le pneumologue Bertrand Dautzenberg alerte sur ce danger souvent sous-estimé. Selon lui, les niveaux de toxicité peuvent être alarmants, bien plus élevés que ceux d’une cigarette.

Lorsque vous fumez une chicha, vous vous retrouvez avec 10 % de monoxyde de carbone dans le sang alors que le taux normal, c’est moins de 1%.

– Pr Bertrand Dautzenberg, Pneumologue à l’Hôpital de la Salpêtrière

Cette concentration massive de CO peut entraîner des maux de tête, des vertiges, des nausées, voire une perte de connaissance et, dans les cas les plus graves, des séquelles neurologiques ou le décès. Le choix du « sans tabac » ne doit donc jamais être un prétexte pour négliger la règle d’or de toute session de chicha : une aération constante et efficace de la pièce.

Comment obtenir une fumée dense sans tabac pour ne pas décevoir vos invités ?

L’un des freins majeurs à l’adoption des alternatives sans tabac est la crainte d’une expérience décevante. Pour beaucoup d’amateurs, une session réussie est synonyme de gros nuages de fumée blanche et dense. Or, le tabac à chicha traditionnel, gorgé de mélasse et de glycérine, est réputé pour produire ce volume de vapeur. La bonne nouvelle, c’est que les alternatives modernes, comme les pierres minérales (Shiazo) ou les gels, ont été spécifiquement conçues pour relever ce défi.

Le secret ne réside pas dans le tabac, mais dans la glycérine végétale (VG), un agent texturant qui, sous l’effet de la chaleur, se transforme en une vapeur épaisse. Les substituts comme les pierres minérales fonctionnent comme des éponges. Leur structure poreuse leur permet d’absorber une grande quantité de liquide aromatisé riche en glycérine. Lorsque le charbon chauffe les pierres, ce liquide se vaporise, créant des nuages denses et savoureux, sans aucune combustion de matière végétale.

Pour un résultat optimal, la préparation est clé. Il est recommandé d’utiliser un foyer de type Phunnel (avec un trou central surélevé). Ce design empêche le liquide de couler dans la colonne du narguilé, assurant que toute la glycérine est bien chauffée et transformée en vapeur. Il suffit de remplir le foyer avec les pierres jusqu’au bord, sans tasser, puis de tendre son aluminium et de le percer. Avec une bonne gestion de la chauffe, vos invités n’y verront que du feu… ou plutôt, que de la vapeur !

Gros plan sur la préparation d'un foyer Phunnel avec des pierres minérales colorées

Étude de cas : Les pierres minérales Shiazo comme alternative sans tabac

Les cailloux à chicha Shiazo sont un excellent exemple de cette technologie. Ils se composent d’un minéral spécial capable d’absorber très efficacement les liquides. Cette capacité permet de remplacer le tabac du narguilé par ces petites pierres à vapeur chargées en liquide aromatisé. Sous la chaleur, le liquide est libéré sous forme de vapeur, produisant une fumée visuellement identique à celle du tabac, mais sans nicotine ni goudrons.

Tabac à chicha vs Pierres/Gel : quelle solution est la plus économique pour 10 sessions ?

Au-delà de l’aspect santé, le portefeuille est un critère de choix décisif. À première vue, le prix d’un pot de tabac et celui d’un pot de pierres peuvent sembler similaires. Cependant, une analyse sur le moyen terme révèle des différences significatives. Les alternatives sans tabac comme les pierres minérales ou le gel sont souvent bien plus économiques, principalement pour deux raisons : un meilleur rendement par pot et la possibilité de les réutiliser.

Un pot de tabac à chicha de 50g permet généralement de préparer 2 à 3 foyers. En revanche, un pot de pierres de 100g peut servir pour 4 à 5 sessions. De plus, et c’est là leur grand avantage, les pierres minérales sont réutilisables. Après une session, il suffit de les rincer à l’eau claire, de les laisser sécher, puis de les recharger avec de la mélasse liquide (glycérine aromatisée) vendue séparément. Cette possibilité de « recharge » réduit considérablement le coût par session sur le long terme.

En moyenne, on estime que l’utilisation de substituts réutilisables peut représenter une économie de 50 à 60% par rapport au tabac à chicha classique. Pour un fumeur occasionnel qui organise une dizaine de sessions par an, la différence peut représenter plusieurs dizaines d’euros, de quoi financer l’achat d’un narguilé de meilleure qualité ou d’accessoires. Le tableau suivant illustre clairement cet avantage financier.

Comparaison économique sur 10 sessions
Critère Tabac à chicha (50g) Pierres minérales (100g)
Prix moyen du pot 15-20€ 10-15€
Nombre de sessions par pot 2-3 sessions 4-5 sessions
Coût par session 5-10€ 2-4€
Possibilité de recharge Non Oui (glycérine 5-10€)
Coût total 10 sessions 50-100€ 20-40€
Économie potentielle 30-60€

L’erreur de fumer de la chicha sans tabac dans un lieu clos ouvert au public en France

C’est une confusion fréquente : « C’est sans tabac, donc je peux en fumer n’importe où, comme une cigarette électronique ». Attention, c’est une erreur qui peut coûter cher. En France, la législation a évolué pour encadrer l’usage de tous les dispositifs de « vapotage », qu’ils contiennent de la nicotine ou non. La chicha sans tabac, utilisant des pierres ou du gel, tombe sous le coup de cette réglementation car elle produit de la vapeur.

Depuis le 1er octobre 2017, la loi est claire. L’usage de dispositifs de vapotage est interdit dans certains lieux à usage collectif, notamment les établissements scolaires, les moyens de transport collectif fermés (bus, train, métro) et les bureaux fermés et couverts à usage collectif. Concernant les lieux comme les restaurants, les bars ou les centres commerciaux, la règle est plus nuancée : il est généralement permis de vapoter, sauf si le règlement intérieur du lieu l’interdit explicitement via une signalisation apparente. Le responsable des lieux a en effet le droit de décider d’une interdiction totale.

L’interdiction de vapoter dans certains lieux à usage collectif entre en vigueur le 1er octobre 2017, comme le stipule le Décret n° 2017-633 du 25 avril 2017.

– Journal Officiel

Par conséquent, sortir sa chicha sans tabac dans un parc public est généralement autorisé, mais vouloir l’installer au milieu d’un café sans l’accord du propriétaire est illégal et vous expose à une amende forfaitaire de 35 euros. Pour les bars à chicha, ils ne peuvent proposer ces produits que dans des espaces fumeurs dédiés et conformes à la loi, ou en terrasse. Penser que le « sans tabac » offre un passe-droit est donc une erreur d’interprétation de la loi française.

Quand changer l’embout de votre tuyau pour éviter la transmission de l’herpès ou de la grippe ?

La chicha est l’incarnation de la convivialité, mais ce partage peut vite tourner au bouillon de culture si des règles d’hygiène de base ne sont pas respectées. Le risque le plus direct et le plus souvent négligé est la transmission d’agents pathogènes par le partage du même embout. Chaque passage de bouche en bouche est une occasion en or pour les virus et les bactéries de voyager d’un invité à l’autre.

Les maladies les plus couramment transmises de cette manière incluent des infections virales comme l’herpès labial (bouton de fièvre), la mononucléose, la grippe, ou encore des affections bactériennes comme l’angine. En période de pandémie, des virus plus dangereux comme le Covid-19 peuvent également se propager. Le fait que la vapeur ne soit pas stérile et que l’embout soit un contact direct avec les muqueuses en fait un vecteur de contamination très efficace.

La seule et unique règle pour une session de groupe sécurisée est simple : un embout par personne. La réponse à la question « Quand changer l’embout ? » est donc : « À chaque fois qu’une nouvelle personne s’apprête à fumer ». Il est impensable de faire tourner le même embout entre plusieurs convives. Il existe des embouts en plastique jetables, vendus en sachets de plusieurs dizaines pour un prix modique. Il est aussi possible d’opter pour des embouts personnels réutilisables (en verre, métal ou résine), que chacun apporte et utilise pour la soirée. Cette pratique est la norme dans de nombreux pays et devrait l’être partout.

En partageant le même embout avec tes amis, il existe un risque de transmission de microbes ou de virus tels que l’herpès ou l’hépatite B (ou le Covid-19 !). Le mieux est encore d’avoir ton propre embout plutôt que de partager celui des autres.

– Pass-Santé Jeunes Bourgogne-Franche-Comté

Pour une hygiène irréprochable, suivez ce protocole simple :

  • Règle 1 : Prévoyez toujours un stock d’embouts jetables ou demandez à vos amis d’apporter leur embout personnel.
  • Règle 2 : Ne réutilisez jamais un embout d’une session à l’autre sans l’avoir soigneusement désinfecté.
  • Règle 3 : En cas de symptômes (toux, fièvre, mal de gorge), la bienséance et la prudence commandent de s’abstenir de participer à la session.
  • Règle 4 : Pensez également à nettoyer le tuyau complet après chaque session de groupe.

Pourquoi les pierres minérales absorbent-elles mieux la glycérine que le tabac ?

La capacité des substituts sans tabac à produire une vapeur dense et riche en arômes repose sur un principe physique simple : la porosité. C’est la structure interne de ces matériaux qui fait toute la différence par rapport à une feuille de tabac classique. Les pierres à vapeur, souvent à base de zéolithe ou d’autres minéraux spécifiques, possèdent une structure microporeuse, un peu comme une éponge naturelle à l’échelle microscopique.

Cette architecture est constituée d’un réseau de cavités et de canaux interconnectés qui augmentent considérablement la surface de contact interne du matériau. Quand les pierres sont immergées dans un liquide aromatisé (la mélasse, principalement composée de glycérine et d’arômes), ce liquide s’infiltre et est retenu par capillarité au cœur de la pierre. La capacité d’absorption de ces minéraux est bien supérieure à celle d’une feuille de tabac, qui absorbe le liquide de manière plus superficielle.

La science de la structure microporeuse des pierres à vapeur

Des marques comme Shiazo utilisent des cailloux d’origine minérale spécifiquement choisis pour leurs propriétés absorbantes très fortes. Sous l’effet de la chaleur indirecte du charbon, le liquide contenu dans les innombrables pores des pierres atteint son point d’ébullition et est libéré progressivement sous forme de vapeur. C’est une vaporisation pure, et non une combustion. La pierre elle-même ne brûle pas ; elle sert uniquement de support chauffé pour le liquide. C’est pourquoi la vapeur émise délivre un goût intense et se caractérise par une épaisse fumée, sans produire les sous-produits toxiques de la combustion du tabac (goudrons, nitrosamines, etc.).

À l’inverse, le tabac à chicha est une matière végétale. Une partie de la chaleur du charbon sert à vaporiser la mélasse qui l’enrobe, mais une autre partie provoque inévitablement une combustion lente de la feuille de tabac elle-même, surtout en fin de session. C’est cette double action (vaporisation + combustion) qui rend la chicha traditionnelle plus complexe en termes de composition chimique de la fumée, et qui introduit les risques spécifiques liés au tabac.

L’erreur de ne pas aérer qui concentre le CO mortel en 1h de chicha fermée

Nous l’avons établi : le monoxyde de carbone (CO) est le principal danger, quelle que soit l’option choisie. L’erreur la plus fréquente et la plus dangereuse est de sous-estimer la vitesse à laquelle ce gaz peut atteindre des concentrations mortelles dans une pièce non ventilée. Fumer une chicha dans une chambre d’étudiant, un garage ou un sous-sol avec les fenêtres fermées est une situation à très haut risque.

La combustion d’un seul charbon produit continuellement du CO. En une heure, dans une pièce de taille moyenne sans aération, la concentration peut grimper de manière exponentielle. Des études menées sur la qualité de l’air dans les bars à chicha ont révélé des niveaux de pollution alarmants. Une étude parisienne sur la pollution dans les bars à chicha a mesuré des concentrations moyennes de CO allant de 25 à 75 ppm (parties par million), avec des pics bien plus élevés. Pour référence, le seuil d’alerte pour une exposition de longue durée est fixé à 9 ppm par l’OMS.

Les premiers symptômes d’intoxication (maux de tête, vertiges) sont souvent mis sur le compte de la fatigue ou d’une « mauvaise chicha », alors qu’ils sont le signe que votre corps manque d’oxygène. Ignorer ces signaux et continuer la session dans un environnement clos peut mener à une perte de connaissance et à des conséquences dramatiques. La seule façon de prévenir ce risque est de créer un courant d’air permanent. Il ne s’agit pas d’ouvrir la fenêtre 5 minutes au début, mais de maintenir une ventilation active tout au long de la session.

Votre plan d’action pour une session sécurisée : le protocole d’aération

  1. Installer un détecteur de CO conforme à la norme EN 50291. C’est un investissement modeste (environ 30€) qui peut vous sauver la vie.
  2. Idéalement, ouvrir deux fenêtres opposées d’au moins 10 cm pour créer un courant d’air constant.
  3. Si vous n’avez qu’une seule fenêtre, ouvrez-la en grand pendant 10 minutes toutes les 30 minutes de session.
  4. Ne jamais, sous aucun prétexte, fumer dans une pièce sans fenêtre, une cave ou un sous-sol non ventilé.
  5. À la moindre alerte du détecteur ou en cas de symptômes (nausées, vertiges), évacuer immédiatement la pièce, aérer complètement et appeler les secours si les symptômes persistent.

À retenir

  • Le principal danger de la chicha est le monoxyde de carbone (CO) émis par le charbon, que vous utilisiez du tabac ou des substituts.
  • Les alternatives comme les pierres ou le gel sont plus économiques et évitent les toxines du tabac, mais ne protègent pas de l’intoxication au CO.
  • L’hygiène (embouts individuels) et une aération constante de la pièce sont des règles de sécurité non-négociables pour toute session de groupe.

Pourquoi remplacer votre foyer classique par une tête électronique réduit les risques de 90% ?

Jusqu’à présent, nous avons vu comment réduire les risques : choisir des substituts sans tabac, aérer, respecter l’hygiène. Mais toutes ces mesures contournent le problème sans le résoudre à sa source : la combustion du charbon. La véritable révolution pour une pratique plus saine consiste à éliminer totalement cet élément. C’est là qu’intervient la tête de chicha électronique.

Ce dispositif vient remplacer le foyer traditionnel et le système de chauffe au charbon. Il s’agit d’un foyer contenant une résistance chauffante, alimentée par une batterie, sur laquelle on place directement le tabac, les pierres ou le gel. Le principe est le même que celui d’une cigarette électronique : la résistance chauffe le produit à une température contrôlée et précise, suffisante pour vaporiser la glycérine et les arômes, mais bien en deçà du point de combustion. Il n’y a plus de charbon, donc plus de combustion, et par conséquent, plus de monoxyde de carbone. Le risque le plus mortel de la chicha est tout simplement éliminé.

En terme de particules fines et de monoxyde de carbone, c’est la catastrophe ! On a régulièrement des récits de personnes qui se retrouvent en caisson hyperbare parce qu’elles ont fumé ou préparé une chicha dans des sous-sols.

– Pr Bertrand Dautzenberg, Interview sur les risques de la chicha

Le passage à une tête électronique représente un saut qualitatif majeur en matière de réduction des risques. En supprimant la source de CO, on élimine le risque d’intoxication aiguë. En supprimant la combustion, on élimine également la production de nombreux composés cancérigènes comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et on réduit drastiquement l’émission de particules fines nocives pour les poumons. C’est la solution la plus efficace à ce jour pour concilier le plaisir du rituel et de la saveur avec une approche de santé beaucoup plus responsable.

Chicha classique vs Tête électronique : la réduction des risques
Risque Charbon traditionnel Tête électronique Réduction
Monoxyde de carbone Très élevé Nul 100%
HAP cancérigènes Présents Absents 100%
Particules fines Élevé Faible (vapeur) ~95%
Contrôle température Instable Précis
Risque intoxication CO Élevé en intérieur Nul 100%

Le choix ne se limite donc plus à « avec ou sans tabac ». Il s’agit désormais d’une décision plus éclairée sur le niveau de risque que l’on est prêt à accepter. Pour allier convivialité et sérénité, se renseigner sur les têtes électroniques et les systèmes de chauffe sans combustion devient l’étape logique suivante pour tout amateur responsable.

Questions fréquentes sur la chicha sans tabac en France

Les chichas électroniques sont-elles concernées par l’interdiction ?

Oui, comme tout dispositif de vapotage, leur usage est encadré. Cependant, il reste généralement permis de vapoter dans les bureaux non collectifs et dans les locaux accueillant du public, sauf si le règlement intérieur du lieu l’interdit spécifiquement par une signalisation. Il n’y a pas d’obligation pour les établissements de créer un local dédié au vapotage.

Quelle amende risque-t-on ?

En cas de vapotage dans un lieu où c’est interdit (transports en commun, établissements scolaires, lieu privé l’interdisant explicitement), vous vous exposez à une amende forfaitaire de 35 euros, qui peut être majorée jusqu’à 150 euros en cas de non-paiement dans les délais.

Les bars à chicha peuvent-ils proposer des chichas sans tabac ?

Oui, les bars à chicha peuvent légalement proposer des produits à vapoter sans tabac. Cependant, leur consommation doit se faire dans le respect de la loi, c’est-à-dire soit dans des espaces fumeurs dédiés et conformes à la réglementation très stricte (clos, ventilés, etc.), soit en terrasse ouverte.

Rédigé par Julien Cordier, Ingénieur en génie thermique reconverti dans l'industrie de la vape depuis 2012. Consultant technique pour plusieurs fabricants français de matériel et de e-liquides. Il maîtrise les aspects hardware (mods, résistances) et la chimie du DIY pour une réduction des risques optimale.