
En résumé :
- La formule clé : Volume de booster (ml) = (Dosage désiré en mg/ml × Volume total en ml) / Concentration du booster en mg/ml.
- Privilégiez une base riche en Propylène Glycol (PG), idéalement 70/30 ou 80/20, pour une dissolution parfaite du CBD.
- Pour un coût minimal, optez pour les cristaux d’isolat purs, qui sont jusqu’à 30% plus économiques que les boosters liquides.
- Évitez absolument le mélange Nicotine/CBD (effets antagonistes) et les additifs sucrants (caramélisation et surcoût en résistances).
Pour un vapoteur régulier, le coût des e-liquides CBD prêts à l’emploi représente un budget conséquent. La tentation du « Do It Yourself » (DIY) est forte, promettant des économies substantielles. Beaucoup se tournent vers des calculateurs en ligne, des outils pratiques mais qui fonctionnent comme des boîtes noires, laissant l’utilisateur dépendant et sans réelle compréhension du processus. Or, fabriquer son propre e-liquide CBD ne se résume pas à mélanger trois ingrédients dans un flacon. C’est un exercice de précision qui s’apparente à de la chimie élémentaire, où chaque paramètre compte.
Le véritable enjeu n’est pas seulement de reproduire une recette, mais de la maîtriser. Comprendre pourquoi une base 70/30 PG/VG est supérieure pour le CBD, comment dissoudre des cristaux sans altérer la molécule, ou pourquoi l’ajout de nicotine est une hérésie pharmacologique sont des savoirs qui transforment un simple bricolage en une véritable formulation. L’objectif est double : obtenir un produit fini de qualité supérieure, parfaitement adapté à ses besoins, et diviser son budget par deux, voire par quatre.
Cet article n’est pas un simple tutoriel. C’est un guide de formulation qui vous donnera les clés de compréhension d’un chimiste. Nous allons déconstruire la formule de calcul pour la rendre intuitive, analyser la physique des solvants pour optimiser votre base, comparer économiquement les différentes sources de CBD, et identifier les erreurs critiques qui peuvent ruiner votre préparation et votre matériel. En maîtrisant ces principes, vous deviendrez autonome et capable de créer le liquide parfait, au milligramme et au centime près.
Pour vous guider à travers les subtilités de la formulation, cet article est structuré pour vous apporter une expertise progressive. Découvrez ci-dessous les étapes clés pour devenir un maître du DIY CBD.
Sommaire : La méthode complète pour formuler son e-liquide CBD économique
- Pourquoi faut-il privilégier une base 70/30 PG/VG pour dissoudre le CBD ?
- Comment dissoudre des cristaux d’isolat sans chauffer le mélange au micro-ondes ?
- Booster liquide ou Cristaux purs : quelle est l’option la moins chère au gramme ?
- L’erreur de mélanger Nicotine et CBD dans le même flacon (effets opposés)
- L’erreur de dosage des arômes qui rend votre liquide invapotable ou écœurant
- L’erreur d’ajouter du Sweetener (sucralose) qui caramélise trop vite avec le CBD
- PG vs VG : quel ratio choisir pour préserver vos résistances et votre gorge ?
- Quand vaper votre mélange CBD : le steep est-il vraiment nécessaire ?
Pourquoi faut-il privilégier une base 70/30 PG/VG pour dissoudre le CBD ?
La question du ratio Propylène Glycol (PG) et Glycérine Végétale (VG) est fondamentale dans le DIY, mais elle devient critique avec le CBD. Contrairement aux arômes ou à la nicotine, le cannabidiol (CBD) est une molécule lipophile qui présente une faible solubilité dans la Glycérine Végétale. Le Propylène Glycol est un solvant beaucoup plus efficace pour les cristaux de CBD. Tenter de dissoudre du CBD dans une base riche en VG (comme du 50/50 ou pire, du 30/70) mènera inévitablement à une saturation rapide : les cristaux ne se dissoudront pas complètement ou recristalliseront à basse température, rendant le liquide inutilisable et bouchant vos résistances.
Pour une dissolution optimale et stable, un ratio de 70% de PG pour 30% de VG est un excellent point de départ. Certains puristes montent même à 80/20, sacrifiant le volume de vapeur au profit d’une fluidité maximale et d’une meilleure restitution des saveurs. Ce ratio élevé en PG assure non seulement une dissolution parfaite mais améliore également la biodisponibilité de la molécule lors de la vaporisation. En effet, l’inhalation est déjà la méthode de consommation la plus efficace, avec environ 20% d’absorption par inhalation contre 8% par ingestion. Une bonne fluidité du liquide garantit une vaporisation homogène et donc une assimilation optimale par l’organisme.
Le choix d’une base à fort taux de PG a aussi un impact direct sur le matériel. Ces liquides fluides sont parfaitement adaptés aux équipements à faible puissance et à tirage serré (MTL), qui sont d’ailleurs recommandés pour le vapotage de CBD. Ils préservent la durée de vie des résistances, qui s’encrassent beaucoup moins vite qu’avec des liquides visqueux riches en VG.
Comment dissoudre des cristaux d’isolat sans chauffer le mélange au micro-ondes ?
L’une des erreurs les plus communes et les plus destructrices pour un débutant en DIY CBD est l’utilisation de la chaleur excessive pour accélérer la dissolution des cristaux. Placer son flacon au micro-ondes est une pratique à proscrire absolument. Une chauffe trop intense et mal contrôlée dénature la molécule de CBD, altérant non seulement ses propriétés potentielles mais aussi le goût final de votre préparation, qui peut devenir âcre et désagréable. De plus, les flacons en plastique peuvent libérer des substances nocives sous l’effet de la chaleur.
La méthode professionnelle et sécuritaire pour dissoudre des cristaux d’isolat de CBD est celle du bain-marie doux. Cette technique permet un transfert de chaleur progressif et contrôlé, suffisant pour aider à la dissolution sans jamais risquer de dégrader le produit. Le processus est simple :
- Versez la quantité nécessaire de cristaux et de base PG/VG dans un flacon en verre, plus résistant à la chaleur et inerte.
- Placez ce flacon dans un récipient rempli d’eau chaude (environ 50-60°C, jamais bouillante).
- Laissez le flacon tremper pendant plusieurs minutes, en l’agitant vigoureusement toutes les 2-3 minutes. Les cristaux vont progressivement se dissoudre dans la base.
- Une fois que le liquide est totalement translucide et qu’aucun cristal n’est visible, retirez le flacon du bain-marie et laissez-le refroidir à température ambiante.
Cette approche patiente est la garantie d’un mélange parfaitement homogène qui préserve l’intégrité de votre CBD. La patience est la clé d’une formulation réussie.

Comme le montre cette technique, la dissolution est un processus physique délicat. Le choix d’une base à 80/20 PG/VG, comme le recommandent les laboratoires, facilite encore davantage cette étape en augmentant le pouvoir solvant du mélange, réduisant ainsi le besoin de chaleur et le temps de manipulation.
Booster liquide ou Cristaux purs : quelle est l’option la moins chère au gramme ?
L’objectif principal du DIY est l’économie. Face au choix de la source de CBD, deux options se présentent : les boosters liquides, prêts à l’emploi, et les cristaux d’isolat purs, qui nécessitent une dissolution. D’un point de vue purement économique, le calcul est sans appel : les cristaux purs sont systématiquement l’option la plus rentable. Le coût de la dilution et du conditionnement en booster est reporté sur le consommateur, rendant le prix au gramme de CBD significativement plus élevé.
L’analyse économique montre que l’écart peut être considérable. Alors que le marché du CBD en France se développe, avec une taille estimée à près de 600 millions d’euros en 2023, les consommateurs avertis ont tout intérêt à optimiser leurs achats. Un booster de 10ml contenant 1000mg de CBD est souvent vendu autour de 35€, soit 35€ le gramme. En comparaison, un gramme de cristaux purs (99% de CBD) se trouve généralement entre 25€ et 35€, offrant une économie immédiate d’environ 30% à concentration égale.
Pour mieux visualiser l’impact sur votre budget, voici une comparaison des coûts pour fabriquer 100ml d’e-liquide dosé à 300mg/10ml (soit 30mg/ml ou 3%), ce qui nécessite un total de 3000mg (3 grammes) de CBD.
| Option | Prix moyen/gramme CBD | Coût pour 100ml à 300mg/10ml | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|---|
| Booster 1000mg/10ml | 35-50€ | 10,50€-15€ | Prêt à l’emploi, dissolution garantie | Plus cher au gramme |
| Cristaux purs 99% | 25-35€ | 7,50€-10,50€ | Plus économique, pureté maximale | Nécessite dissolution minutieuse |
| Booster 2000mg/10ml | 30-40€ | 4,50€-6€ | Meilleur rapport qualité/prix | Concentration élevée à diluer |
Le tableau révèle que l’option la plus économique est le booster très concentré (2000mg/10ml), qui offre un excellent compromis entre la facilité d’un liquide et le prix attractif des cristaux. Cependant, pour une maîtrise totale et le coût le plus bas, les cristaux purs restent imbattables.
L’erreur de mélanger Nicotine et CBD dans le même flacon (effets opposés)
Dans l’univers du DIY, la tentation est grande de tout mélanger pour créer son « all-in-one » personnel. L’une des associations les plus contre-productives est celle de la nicotine et du CBD. D’un point de vue pharmacologique, cette combinaison est une aberration. La nicotine est un alcaloïde stimulant, qui agit sur le système nerveux central pour provoquer une augmentation de la vigilance et du rythme cardiaque. Le CBD, à l’inverse, est réputé pour ses propriétés relaxantes et apaisantes. Mélanger les deux dans le même e-liquide revient à appuyer simultanément sur l’accélérateur et le frein de votre système nerveux.
Comme le résume très bien une source experte du secteur :
La nicotine qui est un excitant peut annuler les effets apaisants du CBD.
– Végétol Store, Guide e-liquides CBD naturels
Cet antagonisme pharmacologique rend le mélange inefficace. Vous ne bénéficierez pleinement ni de l’effet « hit » et stimulant de la nicotine, ni de l’effet relaxant du CBD. Au mieux, les effets s’annulent ; au pire, le mélange peut provoquer une sensation de confusion ou d’inconfort. Il est donc vivement recommandé de dédier un équipement (clearomiseur ou pod) au CBD et un autre à la nicotine, et de les consommer à des moments distincts de la journée, en fonction de l’effet recherché.
Il est toutefois important de noter que certains vapoteurs, notamment ceux en plein sevrage tabagique, peuvent trouver un intérêt à utiliser les deux substances. Une analyse des pratiques des vapoteurs français a identifié que certains utilisent le CBD pour gérer le stress et l’anxiété liés à l’arrêt du tabac, tout en continuant à consommer de la nicotine pour combler le manque. Dans ce cas précis, la recommandation reste la même : utiliser deux dispositifs séparés pour ne pas interférer avec les effets de chaque molécule.
L’erreur de dosage des arômes qui rend votre liquide invapotable ou écœurant
Une fois la base et le CBD parfaitement dissous, vient l’étape de l’aromatisation. C’est ici que beaucoup de vapoteurs échouent, en sous-dosant ou, plus fréquemment, en sur-dosant les arômes. Contrairement aux liquides à la nicotine, les préparations au CBD ont une saveur de base caractéristique, souvent décrite comme « terreuse » ou « végétale ». Un arôme mal dosé ne parviendra pas à masquer ce goût ou, à l’inverse, créera un mélange écœurant et chimique. La règle d’or est la parcimonie.
La plupart des fabricants d’arômes concentrés recommandent un dosage compris entre 5% et 15% du volume total de votre préparation. Il est crucial de toujours commencer par le bas de la fourchette recommandée, surtout avec le CBD. Un arôme trop puissant peut devenir écœurant et saturer vos papilles. Il est toujours possible d’ajouter quelques gouttes d’arôme par la suite, mais impossible d’en retirer.
Voici quelques directives pour un dosage précis :
- Pour 10ml de liquide : Si le fabricant recommande 10%, cela équivaut à 1ml d’arôme. Commencez plutôt avec 0.5ml (5%) et ajustez après une première dégustation (après le temps de maturation).
- Attention aux arômes complexes : Les arômes « gourmands » (pâtisseries, crèmes) ou complexes sont souvent plus puissants. Soyez encore plus prudent et démarrez à 5-7%.
- Notez tout : Tenez un carnet de recettes. Notez la marque de l’arôme, le pourcentage utilisé et vos impressions gustatives. C’est le seul moyen de progresser et de trouver votre dosage parfait.
Le temps de maturation (steep) joue également un rôle crucial, car la perception des saveurs évolue. Un liquide qui semble fade juste après le mélange peut se révéler parfaitement équilibré après quelques jours. Ne vous précipitez pas à rajouter de l’arôme avant d’avoir respecté cette étape.
L’erreur d’ajouter du Sweetener (sucralose) qui caramélise trop vite avec le CBD
Pour adoucir leurs préparations, de nombreux vapoteurs ont le réflexe d’ajouter un « sweetener », un additif sucrant dont le plus courant est le sucralose. Si cette pratique est déjà connue pour réduire drastiquement la durée de vie des résistances avec les e-liquides classiques, elle devient une véritable catastrophe économique et technique en combinaison avec le CBD. Le sucralose, lorsqu’il est chauffé, caramélise très rapidement sur le fil résistif, créant une couche de résidus carbonisés qui empêche la bonne vaporisation du liquide.
Ce phénomène d’encrassement est amplifié avec le CBD. La molécule elle-même peut laisser de légers dépôts, mais combinée à la caramélisation du sucralose, elle forme un amalgame qui tue une résistance en 2 à 3 jours seulement, contre 7 à 10 jours pour un liquide sans additif. Le coût caché de cet ajout est énorme. Une résistance coûtant en moyenne 3€, passer d’un changement toutes les 10 jours à un changement tous les 2 jours peut représenter un surcoût mensuel de 30€ à 40€, anéantissant toutes les économies réalisées grâce au DIY.
Pour ceux qui cherchent absolument une touche sucrée, il existe des alternatives moins agressives pour les résistances, comme l’Ethyl Maltol ou les additifs à base de stévia spécifiquement formulés pour la vape. L’impact sur la durée de vie de la résistance est bien moindre, comme le montre cette analyse comparative.
| Additif | Durée résistance | Coût mensuel résistances | Impact CBD |
|---|---|---|---|
| Sans additif | 7-10 jours | 9-12€ | Optimal |
| Sucralose | 2-3 jours | 30-45€ | Caramélisation rapide |
| Ethyl Maltol | 5-7 jours | 12-18€ | Bon compromis |
| Stévia vape | 6-8 jours | 11-15€ | Compatible CBD |
La conclusion est sans appel : pour maximiser vos économies et préserver la pureté de votre expérience CBD, la meilleure option est de bannir totalement les additifs sucrants, en particulier le sucralose.
PG vs VG : quel ratio choisir pour préserver vos résistances et votre gorge ?
Nous avons établi que le Propylène Glycol (PG) est essentiel pour la dissolution du CBD. Mais son influence ne s’arrête pas là. Le ratio PG/VG a un impact direct sur deux aspects cruciaux de l’expérience de vape : la durée de vie de vos résistances et la sensation en gorge (« hit »). Un liquide riche en PG est très fluide, ce qui permet au coton de la résistance de s’imbiber rapidement et de manière constante. Cela prévient le « dry hit » (goût de brûlé) et assure une usure plus lente et homogène du matériel. À l’inverse, un liquide visqueux riche en Glycérine Végétale (VG) peine à alimenter la résistance, surtout sur les petits équipements, ce qui conduit à un encrassement prématuré et à une dégradation rapide.
Le PG est également responsable du « hit », cette sensation de contraction en gorge recherchée par de nombreux anciens fumeurs. Avec le CBD, un hit trop prononcé peut devenir irritant. Un ratio 70/30 PG/VG offre un excellent équilibre entre fluidité, hit modéré et production de vapeur correcte. C’est le compromis idéal pour la plupart des vapoteurs de CBD utilisant du matériel standard de type pod ou clearomiseur MTL.
Le choix du ratio doit donc être en parfaite adéquation avec votre matériel. Utiliser un liquide 70/30 dans un gros atomiseur sub-ohm conçu pour des liquides 30/70 peut provoquer des fuites, tandis que l’inverse (un liquide visqueux dans un petit pod) détruira la résistance. La cohérence entre le contenant et le contenu est la clé.
Plan d’action : valider la compatibilité de votre matériel pour le CBD
- Ratio de base : Confirmez que vous utilisez une base avec un ratio PG/VG d’au moins 70/30, idéalement 80/20 pour une dissolution optimale du CBD.
- Valeur de la résistance : Vérifiez que votre résistance a une valeur supérieure à 1.0 ohm. C’est un indicateur clé pour un vapotage à faible puissance.
- Puissance de l’appareil : Assurez-vous de ne pas dépasser une puissance de 20W. Une puissance trop élevée dénature la molécule de CBD.
- Type d’atomiseur : Privilégiez les clearomiseurs ou pods conçus pour l’inhalation indirecte (MTL), comme les gammes Nautilus, Zenith ou Caliburn.
- Éviction du sub-ohm : Écartez tout matériel « sub-ohm » (résistance inférieure à 1.0 ohm) destiné à la grosse vapeur (DL), car il surchauffe et dégrade le CBD.
Le tableau suivant synthétise les compatibilités pour vous aider à faire le bon choix.
| Type de matériel | Ratio PG/VG optimal CBD | Résistance recommandée | Durée de vie résistance |
|---|---|---|---|
| Pod MTL (Caliburn, Xros) | 70/30 – 80/20 | 1.0-1.8Ω | 2-3 semaines |
| Clearomiseur MTL (Nautilus) | 60/40 – 70/30 | 1.6-1.8Ω | 2-4 semaines |
| Atomiseur reconstructible | 50/50 max | 0.8-1.2Ω | 1-2 semaines |
| Sub-ohm DL | Non recommandé CBD | <0.5Ω | Dégradation rapide |
À retenir
- La primauté du PG : Pour une dissolution parfaite et une bonne préservation des résistances, une base 70/30 PG/VG est le minimum requis pour le CBD.
- L’économie par les cristaux : Pour un budget optimisé au maximum, les cristaux d’isolat purs offrent le meilleur coût par milligramme de CBD, malgré une manipulation plus exigeante.
- Le danger des additifs : Le sucralose (sweetener) est l’ennemi de votre portefeuille ; il caramélise, détruit les résistances et annule les économies du DIY.
Quand vaper votre mélange CBD : le steep est-il vraiment nécessaire ?
Le « steep », ou temps de maturation, est une étape sacrée dans le monde du DIY. Pourtant, son importance varie considérablement en fonction de la complexité de votre recette, et le CBD introduit ses propres règles. La question n’est pas tant « faut-il steeper ? » mais « que faut-il steeper ? ». Si votre préparation est un mélange simple de base et de CBD pur (boosters ou cristaux) sans aucun arôme, alors le steep est quasiment inutile. Une fois la dissolution complète et homogène, le liquide est prêt à être vapoté. Le CBD lui-même ne bénéficie pas d’un temps de maturation pour développer ses effets.
Le steep devient absolument nécessaire dès que vous introduisez un ou plusieurs arômes. Les molécules aromatiques ont besoin de temps pour se lier entre elles et avec la base PG/VG, pour s’harmoniser et révéler leur plein potentiel. Un liquide non steepé aura un goût « brut », où les différentes saveurs sembleront désunies et chimiques. La durée du steep dépend directement de la nature de l’arôme :
- Arômes fruités simples : Un steep de 2 à 3 jours est souvent suffisant.
- Arômes gourmands (vanille, caramel, pâtisserie) et complexes : Ils nécessitent une maturation plus longue, de 1 à 2 semaines minimum.
- Arômes de type « classic » (tabac) : Ce sont les plus longs à développer, nécessitant parfois jusqu’à 3 semaines.

La conservation pendant et après le steep est également critique. Pour préserver votre préparation de l’oxydation par l’air et de la dégradation par la lumière, stockez vos flacons bien fermés, dans un endroit frais (idéalement autour de 16°C) et sombre. Les flacons en verre teinté sont parfaits pour cet usage, car ils offrent la meilleure protection contre les UV. Dans ces conditions optimales, un e-liquide CBD peut se conserver jusqu’à un an sans perte significative de qualité.
En appliquant avec rigueur ces principes de formulation, du calcul mathématique initial au steep final, vous détenez désormais le savoir-faire pour créer un e-liquide CBD sur mesure, à la fois supérieur en qualité et drastiquement plus économique. Votre prochaine étape est de passer de la théorie à la pratique et de commencer à expérimenter pour trouver votre formule parfaite.