
Si vous toussez en vapotant ou si vous changez vos résistances trop souvent, le problème est plus profond que le simple équilibre « hit contre vapeur ». La solution réside dans une approche de formulateur : comprendre les interactions chimiques entre le Propylène Glycol (PG), la Glycérine Végétale (VG), les arômes et la nicotine. Cet article vous apprend à diagnostiquer la cause de vos inconforts et à choisir une composition de e-liquide qui préserve à la fois votre gorge et votre matériel.
Cette toux qui irrite la gorge après quelques bouffées, cette résistance qui noircit en quelques jours à peine… Ces désagréments sont le lot de nombreux vapoteurs. Le premier réflexe est souvent de blâmer le ratio PG/VG, en se basant sur l’adage bien connu : le Propylène Glycol (PG) pour le « hit » et la sensation en gorge, la Glycérine Végétale (VG) pour la densité de la vapeur. Si ce principe de base n’est pas faux, il est terriblement réducteur et ne résout pas les problèmes de fond.
En tant que formulateur de e-liquides, mon travail consiste à aller au-delà de cette simplification. La véritable clé n’est pas seulement de choisir un ratio, mais de comprendre la composition globale du produit comme un système chimique. Chaque ingrédient a un rôle précis et interagit avec les autres, influençant non seulement les sensations, mais aussi la dégradation de votre matériel et votre confort respiratoire. Des facteurs comme la pureté des ingrédients, le type d’arôme, la forme de la nicotine ou même la dissolution du CBD sont des paramètres cruciaux.
Mais si la véritable clé n’était pas de subir votre e-liquide, mais d’apprendre à le choisir avec l’œil d’un expert ? Cet article vous propose d’adopter cette perspective. Nous allons déconstruire les mécanismes responsables de la toux et de l’encrassement prématuré des résistances. Vous apprendrez à identifier les coupables, à décrypter les étiquettes et à faire des choix éclairés pour une expérience de vape enfin sereine et économique.
Pour vous guider dans cette démarche d’expert, cet article est structuré pour répondre point par point à chaque problématique, vous donnant les clés pour maîtriser la composition de vos e-liquides.
Sommaire : Comprendre la chimie de votre e-liquide pour une vape optimale
- Pourquoi vérifier la norme AFNOR sur vos flacons de e-liquide est essentiel ?
- Comment certains arômes sucrés dégradent vos résistances 2 fois plus vite ?
- Sel de nicotine ou nicotine classique : lequel choisir pour ne plus tousser ?
- L’erreur de dosage des arômes qui rend votre liquide invapotable ou écœurant
- Quand steeper votre liquide : pourquoi attendre 3 semaines pour un Custard ?
- Pourquoi sentir la nicotine passer dans la gorge est crucial pour ne pas refumer ?
- Pourquoi faut-il privilégier une base 70/30 PG/VG pour dissoudre le CBD ?
- Comment calculer le nombre de boosters CBD pour obtenir du 300mg/10ml précis ?
Pourquoi vérifier la norme AFNOR sur vos flacons de e-liquide est essentiel ?
Avant même d’analyser le ratio PG/VG, la première étape de tout formulateur est de s’assurer de la qualité des matières premières. Un liquide qui irrite la gorge n’est pas toujours dû à un excès de PG, mais parfois à des impuretés. C’est ici que la norme AFNOR, un gage de qualité spécifiquement français, devient votre meilleur allié. Elle impose un cahier des charges strict pour la sécurité et la qualité des e-liquides.
Le principal bénéfice de cette norme est la garantie sur la pureté des composants de base. En effet, la norme AFNOR XP D90-300-2 garantit une pureté minimale de 99,5% pour le Propylène Glycol et la Glycérine Végétale, qui doivent être de qualité pharmaceutique (PE ou USP). Cette exigence élimine la présence de contaminants potentiellement irritants. De plus, elle interdit formellement l’utilisation de sucres et d’édulcorants ajoutés, connus pour encrasser rapidement les résistances, ainsi que des substances classées Cancérogènes, Mutagènes ou Reprotoxiques (CMR).
Choisir un e-liquide certifié AFNOR, c’est donc s’offrir une assurance sur la sécurité sanitaire et la constance du produit. C’est la base d’une vape saine, avant même de considérer les questions de ratio ou d’arômes. Un bon liquide commence par de bons ingrédients.
Votre plan de vérification : les 5 points de contrôle AFNOR sur un flacon
- Vérifier la présence du logo « AFNOR Certification » sur l’emballage du flacon.
- Contrôler la mention « PG et VG de qualité pharmaceutique européenne ou américaine » sur l’étiquette.
- S’assurer de la mention explicite de l’absence de sucres, édulcorants, métaux lourds et substances CMR.
- Vérifier que l’étiquetage est complet, avec une liste exhaustive des ingrédients et un numéro de lot pour la traçabilité.
- Confirmer que le fabricant est transparent sur ses processus de fabrication, souvent détaillé sur son site web.
Cette première vérification est un réflexe simple qui peut résoudre bien des problèmes d’inconfort et de durabilité du matériel.
Comment certains arômes sucrés dégradent vos résistances 2 fois plus vite ?
Vous avez l’impression de changer de résistance toutes les semaines, voire tous les trois jours ? Le coupable n’est peut-être pas votre matériel, mais le contenu de votre flacon. Plus précisément, certains types d’arômes, notamment les gourmands très sucrés, sont les principaux responsables de l’encrassement prématuré, un phénomène chimique appelé caramélisation.
Lorsqu’un e-liquide est chauffé par la résistance, les molécules d’arômes, et plus particulièrement les agents sucrants comme le sucralose ou l’éthyl-maltol, ne se vaporisent pas entièrement. Une partie se décompose et forme un résidu carboné, sombre et épais, qui s’accumule sur le fil résistif et le coton. Ce dépôt agit comme un isolant, empêchant la bonne vaporisation du liquide. Résultat : le goût se dégrade (goût de brûlé), la production de vapeur diminue et la résistance devient inutilisable. Les e-liquides de type « Custard », « pâtisserie » ou « bonbon » sont particulièrement sujets à ce phénomène.

Comme le montre cette image, l’accumulation de résidus sucrés transforme une résistance propre en un amas de carbone. Pour préserver votre matériel, privilégier des arômes fruités simples ou mentholés est une stratégie efficace. Si vous êtes un adepte des saveurs gourmandes, soyez conscient que cela implique un entretien plus fréquent et un budget de résistances plus élevé.
Le tableau suivant, basé sur des observations courantes, illustre l’impact direct du type d’arôme sur la longévité de vos coils. Notez que les liquides gourmands sont souvent formulés avec un taux de VG plus élevé, ce qui accentue leur viscosité et peut également contribuer à un encrassement plus rapide si le matériel n’est pas adapté.
| Type d’arôme | Ratio PG/VG recommandé | Durée moyenne résistance | Niveau d’encrassement |
|---|---|---|---|
| Fruités simples | 70/30 | 3-4 semaines | Faible |
| Mentholés | 50/50 | 3-4 semaines | Faible |
| Gourmands sucrés | 30/70 | 1-2 semaines | Élevé |
| Custards complexes | 30/70 | 10-15 jours | Très élevé |
En choisissant vos saveurs en connaissance de cause, vous agissez directement sur la maintenance et le coût de votre vape.
Sel de nicotine ou nicotine classique : lequel choisir pour ne plus tousser ?
La toux est une réaction fréquente chez les vapoteurs, surtout les débutants. Elle est souvent attribuée à une sensibilité au Propylène Glycol (PG). Si réduire le taux de PG peut aider, une solution bien plus efficace et souvent méconnue réside dans le choix de la forme de la nicotine. La nicotine « classique » (ou nicotine-base) a un pH basique qui provoque une contraction de la gorge, le fameux « hit ». Plus le taux est élevé, plus ce « hit » est puissant et peut devenir irritant, provoquant la toux.
Les sels de nicotine offrent une alternative révolutionnaire à ce problème. Il s’agit d’une forme de nicotine dont le pH a été ajusté à l’aide d’acides (comme l’acide benzoïque), la rendant beaucoup plus proche du pH naturel du corps. Cette modification chimique a deux conséquences majeures. Premièrement, le « hit » en gorge est considérablement adouci, même à des taux de nicotine élevés (10 ou 20 mg/ml). La vape devient plus douce, supprimant la sensation d’irritation et la toux. Deuxièmement, l’absorption de la nicotine dans l’organisme est beaucoup plus rapide, se rapprochant de la vitesse d’une cigarette traditionnelle.
Cette innovation a changé la donne pour de nombreux vapoteurs. En France, une étude récente de l’Observatoire Français du Vapotage a montré qu’en 2024, près de 68% des nouveaux vapoteurs choisissent les sels de nicotine pour leur confort et leur efficacité. Cette absorption rapide satisfait plus vite le besoin, ce qui est crucial pour le sevrage. L’étude indique même que cette satisfaction immédiate aide à réduire les rechutes tabagiques de manière significative.
Si vous toussez avec des liquides en 6 ou 12 mg/ml de nicotine classique, passer à un liquide en 10 ou 20 mg/ml aux sels de nicotine pourrait non seulement stopper votre toux, mais aussi mieux répondre à vos besoins nicotiniques, vous aidant à rester éloigné du tabac. C’est la solution de choix pour les personnes sensibles de la gorge ou les gros fumeurs en transition.
Il est essentiel d’adapter cette chimie à votre propre physiologie pour réussir votre transition.
L’erreur de dosage des arômes qui rend votre liquide invapotable ou écœurant
Pour les adeptes du « Do It Yourself » (DIY), le dosage des arômes est un art délicat. Une erreur courante consiste à penser qu’un même pourcentage d’arôme donnera le même résultat, quel que soit le ratio PG/VG de la base. C’est une méprise qui mène souvent à des liquides soit insipides, soit au contraire écœurants et chimiquement agressifs. La clé est de comprendre le rôle de solvant du Propylène Glycol.
Le PG est un excellent exhausteur de goût ; il transporte et restitue les saveurs de manière très efficace. La Glycérine Végétale (VG), plus douce, ronde et légèrement sucrée, a tendance à « étouffer » les arômes. Par conséquent, plus votre base est riche en VG, plus vous devrez augmenter la concentration de votre arôme pour obtenir une intensité de saveur équivalente. Comme le résume un guide technique de CigaretteElec :
Plus le e-liquide sera riche en VG, plus l’arôme sera fortement concentré et sur-dosé dans celui-ci, et inversement, afin de maintenir un certain équilibre.
– CigaretteElec, Guide technique PG/VG
Un surdosage, surtout avec des arômes puissants, peut rendre le liquide « invapotable ». Un sous-dosage dans une base très grasse (riche en VG) donnera une vapeur dense mais sans aucun goût. Il faut donc ajuster le dosage en fonction de votre base :
- Pour une base 80/20 PG/VG, les arômes sont très bien restitués. Un dosage de 8 à 10% est souvent suffisant.
- Pour une base équilibrée 50/50 PG/VG, suivez les recommandations du fabricant, généralement entre 10 et 15%.
- Pour une base 30/70 PG/VG ou plus riche en VG, il faudra souvent augmenter le dosage de 2 à 5% par rapport à une base 50/50 pour compenser l’effet d’atténuation de la VG.
Enfin, attention au phénomène de fatigue du vapoteur (ou « langue de vapoteur ») : si votre liquide préféré semble soudainement fade, ne vous précipitez pas pour ajouter de l’arôme. Il est possible que vos papilles soient simplement saturées. La solution est souvent de vaper une base neutre ou un liquide très différent (mentholé par exemple) pendant un ou deux jours pour « réinitialiser » votre palais.
C’est en ajustant ce paramètre avec précision que l’on passe de l’approximation à la création d’une recette réussie.
Quand steeper votre liquide : pourquoi attendre 3 semaines pour un Custard ?
Le « steep » (ou maturation) est une étape souvent négligée par les vapoteurs pressés, et pourtant, elle est aussi cruciale pour un e-liquide que l’affinage pour un fromage. Ce n’est pas une simple attente, mais un processus chimique complexe de synergie moléculaire. Juste après le mélange, les molécules d’arômes, de nicotine et de la base (PG/VG) ne sont pas encore homogénéisées. Le steep permet à ces différentes molécules de s’assembler, de réagir entre elles et de se stabiliser, transformant un mélange brut en une saveur ronde et complexe.
La durée de ce processus dépend entièrement de la complexité des arômes utilisés. Un arôme fruité simple, composé de molécules légères et volatiles, n’aura besoin que de quelques jours pour s’exprimer pleinement. En revanche, un arôme gourmand de type « Custard » (crème vanillée) est une composition de dizaines de molécules différentes, certaines très lourdes et peu volatiles. Ces molécules ont besoin de beaucoup plus de temps pour s’ouvrir, se lier et révéler toute leur complexité.

Vapoter un Custard après seulement deux jours, c’est comme boire un grand cru juste après la mise en bouteille : vous ne percevrez que quelques notes de tête, souvent chimiques ou alcoolisées, et passerez à côté de toute la rondeur et la profondeur de la saveur. L’attente de trois semaines, voire plus, est le minimum requis pour que la magie opère et que la vanille, la crème et les notes caramélisées se fondent en un ensemble harmonieux.
Le tableau ci-dessous, qui synthétise les recommandations des experts, donne un bon aperçu des temps de maturation à respecter. Gardez à l’esprit qu’un e-liquide riche en VG, plus visqueux, nécessitera généralement un temps de steep légèrement plus long pour une homogénéisation parfaite.
Pour des données fiables et précises sur les temps de maturation, les vapoteurs peuvent se référer à des guides spécialisés. Une analyse comparative des temps de steep met en lumière les durées optimales pour chaque type de saveur.
| Type d’arôme | Ratio PG/VG | Temps de steep minimum | Temps optimal |
|---|---|---|---|
| Fruités simples | 70/30 | 2-4 jours | 1 semaine |
| Classics tabac | 50/50 | 1 semaine | 2 semaines |
| Gourmands simples | 50/50 | 1-2 semaines | 2-3 semaines |
| Custards complexes | 30/70 | 3 semaines | 4-6 semaines |
Respecter le temps de steep, c’est respecter le travail du aromaticien et s’assurer une expérience gustative optimale.
Pourquoi sentir la nicotine passer dans la gorge est crucial pour ne pas refumer ?
Alors que nous avons vu que les sels de nicotine permettent de réduire la toux en adoucissant le « hit », il est crucial de comprendre que pour une certaine catégorie de vapoteurs, notamment les gros fumeurs en début de sevrage, cette sensation en gorge est un ancrage sensoriel indispensable. L’addiction au tabac n’est pas uniquement chimique (liée à la nicotine), elle est aussi comportementale et sensorielle. Le « hit » fait partie intégrante de ce rituel.
Supprimer totalement cette sensation peut être contre-productif. Le cerveau de l’ex-fumeur associe la satisfaction nicotinique à cette contraction du pharynx. Une vape trop douce, même si elle délivre la bonne dose de nicotine, peut laisser une impression de « vide », un sentiment de manque qui pousse à reprendre une cigarette pour retrouver cette sensation familière. C’est pourquoi le choix du ratio PG/VG prend ici une dimension stratégique dans le cadre du sevrage tabagique.
Un liquide avec une proportion plus élevée de Propylène Glycol (par exemple 60/40 ou 70/30 PG/VG) et un taux de nicotine classique suffisant (12, 16 voire 18 mg/ml) va maximiser ce « hit » et mimer plus fidèlement les sensations d’une cigarette. Comme le confirme un guide d’Apivape, « les tabacologues et les conseillers en vapeshops spécialisés orientent souvent les gros fumeurs vers des liquides riches en PG et en nicotine (16-18 mg/ml) pour maximiser les chances de succès ». L’objectif est de combler tous les aspects du manque. D’ailleurs, selon les données 2024 des professionnels de santé français, le taux de succès du sevrage atteint 73% chez les gros fumeurs lorsqu’ils sont accompagnés d’un matériel et d’un liquide adaptés à ce besoin spécifique.
Le bon équilibre consiste donc à trouver le seuil de tolérance personnel : un « hit » suffisamment présent pour satisfaire le besoin psychologique, mais pas trop agressif au point de provoquer une toux persistante. C’est un réglage fin qui est la clé d’un sevrage réussi.
La vape n’est pas qu’une substitution chimique, c’est aussi une substitution comportementale et sensorielle.
À retenir
- La certification AFNOR est un gage de pureté du PG/VG et d’absence d’additifs nocifs, une base pour une vape saine.
- Les arômes sucrés (gourmands, custards) caramélisent et encrassent les résistances bien plus vite que les fruités ou mentholés.
- Pour ne plus tousser, les sels de nicotine sont une solution efficace car ils adoucissent le « hit » en gorge même à fort dosage.
Pourquoi faut-il privilégier une base 70/30 PG/VG pour dissoudre le CBD ?
Le Cannabidiol (CBD) est une molécule lipophile, ce qui signifie qu’elle se dissout bien dans les corps gras, mais très mal dans la Glycérine Végétale (VG), qui est un alcool de sucre. Tenter de créer un e-liquide au CBD avec une base riche en VG (comme un 50/50 ou un 30/70) est l’assurance de rencontrer des problèmes de dissolution et de recristallisation. Les cristaux de CBD ne se dissoudront pas correctement et, pire encore, le liquide risque de recristalliser à la moindre baisse de température, le rendant inutilisable et bouchant la résistance.
Le Propylène Glycol (PG), en revanche, est un excellent solvant pour le CBD. C’est pourquoi, en formulation, il est impératif d’utiliser une base avec une proportion majoritaire de PG pour garantir une solution stable et homogène. Une base 70/30 PG/VG est le minimum recommandé, et une base 80/20 PG/VG est souvent idéale, surtout pour des concentrations élevées de CBD.
Ce choix n’est pas une question de préférence de vape (hit vs vapeur), mais une contrainte chimique incontournable. Une bonne dissolution garantit non seulement la stabilité du produit, mais aussi une vaporisation efficace et une absorption correcte du CBD par l’organisme. Un liquide mal dissous fournira une dose de CBD inconstante et une expérience de piètre qualité. Pour préparer un e-liquide au CBD à partir de cristaux, un protocole strict doit être suivi pour assurer le succès de la préparation.
Plan d’action : préparer son e-liquide au CBD sans erreur
- Utiliser impérativement une base contenant au minimum 70% de Propylène Glycol (PG).
- Chauffer très légèrement la base au bain-marie (ne jamais dépasser 40°C) pour faciliter la dissolution.
- Ajouter les cristaux de CBD progressivement dans la base tiède tout en agitant vigoureusement jusqu’à dissolution complète.
- Laisser le mélange reposer pendant 24 heures à température ambiante pour qu’il se stabilise.
- Conserver le flacon final à l’abri de la lumière et des variations de température pour éviter toute recristallisation.
Ignorer ce principe fondamental de la chimie des solvants conduit inévitablement à l’échec de la préparation.
Comment calculer le nombre de boosters CBD pour obtenir du 300mg/10ml précis ?
Calculer avec précision le dosage de son e-liquide au CBD est essentiel pour maîtriser sa consommation et obtenir les effets désirés. L’erreur la plus courante est de mal interpréter les concentrations et les volumes. La plupart des boosters de CBD sont vendus en fiole de 10ml, avec une concentration élevée (par exemple, 1000mg pour 10ml, soit 100mg/ml). L’objectif est de diluer ce booster dans une base neutre (sans nicotine et riche en PG) pour atteindre une concentration cible dans un volume final plus grand.
La formule de base est un simple calcul de proportionnalité. Si vous voulez obtenir un liquide final de 50ml dosé à 300mg/10ml (ce qui équivaut à 30mg/ml), vous avez besoin d’une quantité totale de 50ml * 30mg/ml = 1500mg de CBD. Si votre booster contient 1000mg de CBD pour 10ml, vous aurez donc besoin de 15ml de ce booster (soit 1,5 boosters) pour atteindre les 1500mg. Il vous suffira ensuite de compléter avec 35ml de base neutre (50ml – 15ml) pour obtenir votre volume final de 50ml.
Pour simplifier ces calculs, qui peuvent paraître complexes au premier abord, il est utile de se référer à un tableau de correspondance. Cela permet de visualiser rapidement la quantité de booster et de base nécessaire en fonction de la concentration et du volume final souhaités.
Le tableau suivant fournit des exemples de calculs pour des dosages courants, en utilisant un booster standard de 1000mg/10ml. Ces informations sont cruciales pour quiconque souhaite préparer son propre e-liquide au CBD de manière précise et reproductible.
| Volume final | Concentration cible | Booster 1000mg/10ml | Base neutre à ajouter |
|---|---|---|---|
| 50ml | 100mg/10ml (10mg/ml) | 5ml (0,5 booster) | 45ml |
| 50ml | 200mg/10ml (20mg/ml) | 10ml (1 booster) | 40ml |
| 50ml | 300mg/10ml (30mg/ml) | 15ml (1,5 boosters) | 35ml |
| 100ml | 300mg/10ml (30mg/ml) | 30ml (3 boosters) | 70ml |
Appliquez cette approche méthodique pour formuler vos e-liquides au CBD, et vous obtiendrez des résultats constants et fiables à chaque préparation.
Questions fréquentes sur le dosage des e-liquides PG/VG et CBD
Puis-je utiliser une base 50/50 pour mon CBD ?
Ce n’est pas recommandé. Le CBD se dissout difficilement dans la Glycérine Végétale (VG). Une base 50/50 présente un risque élevé de mauvaise dissolution et de formation de cristaux dans votre e-liquide, surtout par temps froid.
Comment éviter la recristallisation du CBD dans mon e-liquide ?
Pour éviter ce phénomène, utilisez impérativement une base avec un minimum de 70% de Propylène Glycol (PG) et conservez votre flacon à une température stable, idéalement entre 15°C et 25°C, à l’abri de la lumière directe.
Quelle est la concentration maximale de CBD possible dans un e-liquide ?
Techniquement, on peut atteindre des concentrations très élevées comme 1000mg/10ml dans du PG pur. Cependant, dans un e-liquide destiné à être vapoté, dépasser 500mg/10ml (ou 50mg/ml) rend la solution très saturée et instable, avec un risque important de recristallisation.